POUVONS-NOUS  OFFRIR UNE FORMATION DE QUALITÉ

SANS AUCUNE FORMATION PÉDAGOGIQUE ?

 

Vu que certaines structures de la formation veulent offrir  une prestation de qualité et elles y persévèrent sans relâche. Les responsables s’engagent dans la spécialisation dans le but de dégager le surplus en personnel, espace pédagogique tout en visant la qualité des prestations avec professionnalisme. Donc, la professionnalisation doit être un objectif qui va de paire avec la spécialisation pour faire aboutir ce projet. Et les ratios   « spécialisation » sans les ratios qualité et professionnalisation restent insignifiants.

Pour ce, il est fort nécessaire de formaliser cette spécialisation afin d’unifier les procédures et méthodes. La large liberté d’agir donnera, sûrement lieu, à un désordre. Chacun spécialisera à sa guise   et l’objectif principal sera perdu   dés le départ. Il est fort souhaitable de procéder à un diagnostic des différents établissements ayant procédé à la spécialisation et en dégager les leçons. Il est fort probable que la vision (peut être) aveugle de la spécialisation laisse tomber plusieurs principaux critères pédagogiques tel que la progression logique et chronologique des difficultés (séquences ou modules). Un bon technicien n’est   sûrement pas toujours un bon formateur sans la maîtrise de la pédagogie pratique (terrain).

Plusieurs formateurs  ou professeurs pratiquent leur métier sans aucune formation pédagogique et ce dans plusieurs entités et structures. La compétence du métier de formateur ou d’enseignant s’acquiert par une formation solide  en pédagogie avec un coaching dans le terrain. Les méthodes pédagogiques connaissent des  nouveautés qui se sont bien imposées par leur efficacité sur le terrain.

Pour ne citer que la dernière qu’est la pédagogie du cerveau total ou global. Cette méthode a aussi trouvé sa place en management à cerveau global  ou total. Cette méthode a pu mettre fin au problème de l’hétérogénéité du groupe. Cette méthode fait de l’hétérogénéité une richesse et non un problème. (voir Livres de Ned Hermann)

Alors, quel rendement ou qualité à attendre d’une personne démunie de compétences pédagogiques.  Si celle-ci  ne sait même gérer un groupe comment voulez-vous qu’elle participe à l’intégration des apprenants, les motiver et leur transmettre des compétences ?

Comment arrive-t-elle à concevoir des cours et des préparations dignes d’un enseignant ou formateur ?

Comment structurer ses cours ou ses séquences ?

Comment  arrêter les différents objectifs ?

Comment animer les apprenants ?

Lui qui ne connaît du tout rien concernant la motivation ou l’intégration, comment attendre que son groupe soit bien stimulé à apprendre ?

Pour me montrer bien franc, je vous confirme plusieurs maladresses que j’avais soulevé durant mon expérience, peut être commises par innocence, laisser-aller ou naïveté.

1-      Le formateur ou l’enseignant  pratique ce métier malgré lui, malgré qu’il est mieux payé par comparaison à ses semblables d’ailleurs.

2-      Il dénigre l’établissement ou tutelle en présence des participants,

3-      Il fait écrire le cours avant  aucune explication,

4-      Il se présente à son espace pédagogique pour former sans aucune préparation ou non actualisée.

5-      Il ne montre aucun intérêt à son métier, ni au groupe d’apprenant. Comment peut-il motiver ou intégrer les autres, si c’est  le cas ?

6-      La tenue   est rare d’être digne d’un enseignant ou formateur.

7-      L’accueil que beaucoup  d’enseignants et formateurs ne donne aucun intérêt.

8-      L’absence du suivi des apprenants individuellement y compris leur situation socioéconomique et familiale.

9-      Qui dépasse ses heures de travail pour rester répondre à un questionnement, curiosité ou  réajuster une insuffisance ?

10-  Est-il  disponible pour son établissement et ses apprenants en dehors des heures de travail pour répondre  aux insuffisances individuelles ?

11-   L’enseignant ou le formateur se plaigne souvent que les apprenants sont faibles, qu’avait-il fait pour prouver qu’il est fort en son domaine.

Arrive-t-il mieux évaluer les compétences et lui qui ignore totalement les types et méthodes des différentes évaluations ?

Et comment exploiter ces évaluations ?

A mon sens  et selon plusieurs pédagogues, la maîtrise de la pédagogie participe à 70% à l’atteinte des objectifs pédagogiques.

Il va de soi que  tout enseignant ou formateur se confirme en compétences pédagogiques en sus de sa spécialité.

Autrement, les structures ne  sont des lieux de stationnement pour apprenants et enseignants et formateurs. Les apprenants subissent quant aux autres se font payer pour ce stationnement ou le fait de marquer la présence. Et c’est ignoble. Puisqu’ils ont affaire à des êtres humains qui doivent s’imposer dans leurs études  ou marché de l’emploi.

Et c’est dommage.

A cause de cette erreur, les responsables offrent des chèques à blanc à n’importe quel acteur (directeur, formateur ou autres) pour modeler la formation à sa guise sous un prétexte juste qu’ils n’ont jamais été formés en pédagogie.

Il faut savoir que tous les enseignants et formateurs doivent être certifié et répertoriés pour mettre fin à ce désordre et encore en privé.

 

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